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Les forgerons étaient très souvent "multi-tâches". Outre leur activité première, ils étaient fréquemment maréchaux-ferrants. Dans ce cadre, il n'était pas rare qu'ils soient amenés, en plus du ferrage et du parrage, à pratiquer quelques soins courants aux animaux. Une même personne pouvait donc être qualifiée, au cours de sa carrière, qualifié indifféremment de forgeron, de maréchal-ferrant ou encore de maréchal-soignant, voire même de vétérinaire. Dans ce dernier cas, il était d'usage de les différencier dans leur appelation des "vrais" vétérinaires. Ces derniers étaient appelés "artistes vétérinaires", dans le sens où ils avaient appris leur art en suivant une réelle formation, à Maison-Alfort ou à Toulouse. Cependant, ces appellations disparaîtront vers la fin du XIXème siècle pour laisser place à celles que nous connaissons actuellement. C'est ainsi que Jean ENCONNIERE, né le 24 novembre 1837 à Allemans-du-Dropt (Lot-et-Garonne), fils de Jean ENCOGNERE, forgeron, put suivre des études pour devenir "Artiste Vétérinaire", tel qu'il est qualifié lors de la naissance de sa fille Marie ENCONIERE en 1860. Cependant, lors du mariage de cette dernière à Bordeaux (Gironde) en 1883, le terme d'artiste disparaît. Jean ENCONIERE devient alors vétérinaire. Vous aurez également noté les changements de l'orthographe du patronyme. En 50 ans et trois générations, il passe d'ENCOGNERE, à ENCONNIERE, pour terminer et se fixer définitivement en ENCONIERE. Cette évolution nous rappelle que l'orthographe des patronymes n'étaient alors pas fixée. Une même personne pouvait donc voir son nom écrit de différents manières au fil de actes. Plus on remont dans le temps, plus cela se vérifie. Ainsi, il n'est pas rare dans les registres paroissiaux de voir un patronyme écrit de plusieurs façons dans un seul et même acte.
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