|
Page 1 sur 5 Nombreux sont les généalogistes amateurs qui se sont lancés dans des opérations de dépouillement systématique des registres paroissiaux ou d’état-civil. Ces opérations, souvent menées dans le cadre d’associations de généalogie, ont pour but premier de faciliter les recherches pour les généalogistes ne pouvant se déplacer. Les relevés systématiques permettent également de mieux cerner la vie de nos ancêtres. Ainsi, les registres offrent, à qui veut bien y voir plus qu’un simple recueil d’actes, une véritable photo de la société de l’époque concernée. Tel est l’objet de cette analyse des registres paroissiaux de la petite paroisse rurale de Lalande (Septfonds, Tarn-et-Garonne), à la fin de l’Ancien Régime. L'ensemble de l'article, accompagné des graphiques, est téléchargeable en cliquant ici .
1. Remarques préliminaires Les données utilisées pour l’analyse sont issues du dépouillement des registres paroissiaux de la paroisse de Lalande, pour les années 1727 à 1791. Les registres (cote 6E 179-1) ont été photographiés par Thierry FONTENELLE et leur dépouillement s’inscrit dans le cadre plus large du projet initié par Georges PETITJEAN concernant l’ensemble du Bas-Quercy. Ces registres, issus de la collection départementale, présentent de nombreuses lacunes entre les années 1757 et 1767. Cette lacune n’est pas récente. Le curé de l’époque l’avait remarquée et en avait informé le greffe de la sénéchaussée de Montauban lors de la transmission des registres en 1781. Voici la note qu’il inscrit sur le registre, avant de commencer la copie de l’année 1757 : « estraits des registres de lalande, depuis 1756 jusques en 1766 pour etre remis au greffe de la senechaussée de montauban par un commandement qui ma eté signifié de 22 8bre 1781 quoique je ne feus pas possesseur du benefice de lalande durant ces années. je ne puis pas remettre les extraits de 1761, 1763, 1764 et 1766 parcequil ne se trouve auquun registre de cette annee dans les papiers du benefice et que je neu que aussi le double des registres de 1756 et 1759 qui se sont trouvés. je suis faché de ne pouvoir fere mieus, mais je ne dois pas ce me samble souffrir des accidans que je netois pas en meme de prevenir, ancore moins des fautes dautrui. il paroit que je ne puis repondre que des annees de ma possession ou jai eté ecxat a remplir les ordres du roy, et que cest aux heritiers de mes predecesseurs a payer ce manquemant. je prie monsieur le greffier de me faire un receu de la remise de ces actes » |